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Vers la Pentecôte

« Le joli mois de mai », traditionnellement consacré à Marie, nous fait marcher vers la Pentecôte en commençant par la fête de saint Joseph, travailleur.

Avec lui, comment ne pas aborder les vertus du travail? Car l’oeuvre du corps a également des répercussions sur l’âme. Passons en revue quelques bons effets spirituels du travail.

Convenons d’une chose: seul Dieu crée. L’homme fabrique. La différence est de taille, car Dieu fait ex nihilo, à partir de rien. Quant à nous, nous ne faisons que fabriquer, transformer la matière préexistante: le bois annonce la table, l’acier fait la voiture. Nous sommes tous des ouvriers travaillant, transformant et adaptant toujours plus l’oeuvre du Créateur, devinant les règles cachées inscrites au coeur de la matière. Le travail fait ainsi grandir la foi en un plus grand que nous: celui qui a tout disposé à l’origine, celui qui a dessiné le monde et ses lois immuables. Pour autant, une maison ne se construit pas en un jour. Le travail se fait toujours dans le temps et avec le temps.

Parfois même, c’est l’oeuvre d’une vie. Nos cathédrales en sont l’illustration parfaite: ceux qui en posaient la première pierre savaient qu’ils ne contempleraient pas l’édifice achevé.

Mozart lui-même n’a pas écrit la fin de son Requiem et la symphonie inachevée de Schubert dit quelque chose du caractère éphémère de nos vies. Pourtant, en acceptant la réalité, mais aussi l’usure du temps, celui qui travaille fait oeuvre d’espérance: il ne se résigne pas et affirme que son oeuvre, prolongement de lui-même, peut durer après lui. « La terre est basse… pour qui ramasse », chante le jardinier. Pour travailler, impossible de transiger: il faut se baisser, se pencher, transpirer, phosphorer, se fatiguer ! Entre l’infiniment petit dévoilé par le microscope et l’infiniment grand révélé par le télescope, l’horizon de la science ne cesse de reculer.
Le travail peut donc faire grandir l’humilité. Humilité de l’homme qui doit se plier aux impératifs de la matière. Humilité de la créature face à plus grand qu’elle. Humilité d’une oeuvre commune où chacun apporte sa pierre, sa compétence et ses conseils pour l’édifice commun. Humilité d’accepter la critique qui fait grandir. Humilité de l’échec, enfin, avant de parvenir au chef-d’œuvre.

Enfin, le travail tue la paresse. Tout le monde le sait: dans le travail, le plus dur… c’est de s’y mettre! Une fois lancés, nous sommes capables de prodiges et d’efforts nous surprenant nous-mêmes. D’ailleurs, le travail existait avant le péché originel: Adam et Ève travaillaient. La nouveauté, c’est la pénibilité du travail. L’oeuvre accomplie, le sommet atteint ou la mission achevée, vient alors l’heure du repos mérité.
Le Seigneur lui-même connaît ce moment de jouissance, à la fois contemplation et bonheur: « Et Dieu vit que cela était bon. » Dans Éthique à Nicomaque, Aristote n’a pas peur d’affirmer que le bonheur n’est rien de moins que la contemplation de l’être. Le travail peut nous y faire parvenir, car rien de vrai, de bien ou de beau ne se conquiert sans travail ni sans effort. Plus dure est la montée, plus belle est la vue au sommet! Alors… au travail !
Abbé Pierre Amar


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Chaque jour :
- la Parole de Dieu à travers le texte de l’Évangile, ainsi que d’un psaume ou d’une épître
- un commentaire court de l’Évangile pour notre vie
- une parole de la sagesse des hommes
- des pistes concrètes de vie chrétienne
- une prière
Chaque dimanche :
- les textes de la liturgie de la messe
- le saint de la semaine
- des résolutions de vie
... et un petit guide de prières, la Bonne Nouvelle du mois,
un temps fort spirituel, des questions sur la foi.