Accueil
Découvrir Ma Prière
Contact
Lettre électronique
 
S'abonner
Sur le site :
cliquer ici

Par téléphone :
04 34 88 14 00

Par courrier :
Elidia Presse
9, Espace Méditerranée
66000 Perpignan
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Novembre est le temps sombre et froid de l’extinction. Sous le ciel occidental, la nature semble se racornir et se replier sur l’essentiel de sa vie, sacrifiant la beauté exubérante des atours de l’été au profit d’une survie effarouchée, comme pour nous montrer une vie en sursis.
Le mois de novembre apparaît comme un temps de drame, en préparation à l’avent qui offre un regard espérant sur la vie qui promet de revenir, Dieu tenant toujours ses promesses. Notre propre existence passe par ces temps d’automne, où nous nous surprenons à nous retrouver face à nous-mêmes, pour le bien du soin de nos âmes, certes, mais aussi dans la surprise de la tristesse et du sentiment de la survie en danger de l’élan de vie et de bonheur.

Notre époque nomme la tristesse et l’automne intime comme une maladie et entend la guérir au plus vite comme si elle était un signe tragique et peut-être coupable. Il y a pourtant une place à laisser à ces saisons qui se succèdent dans notre vie comme dans la nature qui l’influence. La nature a besoin de ce repli pour se préparer au retour de la vie. De la même manière nos âmes ont besoin de reprendre souffle en brisant le rythme de l’efficacité et de la réussite lisse et obligatoire. Être triste n’est certes pas ce pour quoi Dieu nous a faits, bien au contraire évidemment. Nous sommes fondamentalement faits pour la joie et seulement pour elle.

Cependant, notre nature humaine est bâtie sur l’attente et l’espérance car nous ne goûtons jamais pleinement ici-bas ce à quoi nous aspirons pour que notre vie soit tout élan. Or pour que cet élan soit réel, il se vit comme dans une dynamique pleine de saisons qui ne doivent ni nous effrayer, ni nous culpabiliser. Ne nous installons pas dans la tristesse, mais choisissons d’interroger ce qui se vit en nous en comprenant que, là, des signes doivent être perçus et compris.

Nos vies passent par l’automne pour que le printemps soit goûté, nos âmes peinent parfois « in hac lacrimarum valle », car elles sont en attente vitale du pays où plus une larme ne coulera. Vivons donc ce mois de novembre à l’écoute de nos âmes !
Si en nos cœurs la joie est vive et lumineuse, goûtons-la comme un cadeau savoureux. Et si nos cœurs sont plus maussades, prenons le temps de revenir à nous-mêmes comme à Dieu. La lumière se réduit peut-être, mais elle ne tardera pas à revenir, chaque fois plus brillante, chaque fois plus chaude et réjouissante. Dieu promet, Dieu tient toujours ses promesses !

Abbé Gauthier de Chaillé
Au sommaire de la revue
Chaque jour :
- la Parole de Dieu à travers le texte de l’Évangile, ainsi que d’un psaume ou d’une épître
- un commentaire court de l’Évangile pour notre vie
- une parole de la sagesse des hommes
- des pistes concrètes de vie chrétienne
- une prière
Chaque dimanche :
- les textes de la liturgie de la messe
- le saint de la semaine
- des résolutions de vie
... et un petit guide de prières, la Bonne Nouvelle du mois,
un temps fort spirituel, des questions sur la foi.